jeudi, mai 25, 2006

UNE NUIT ORAGEUSE ET LE CIEL DE TOKYO


Hier soir il a plu à verse. Le temps était orageux. Heureusement, j'ai conduit ma voiture. La foudre a éclaté plus de vingt fois, peut-être. J'ai essayé de prendre des photos de la foudre, mais en vain. En revanche, j'étais étonné de trouver le vrai ciel de Tokyo. Il y a beaucoup de lignes électriques (voir ci-dessus) qui presque couvrent le ciel. Pas esthétiquement correcte du tout. Qu'en pensez vous ?

9 commentaires:

Anonyme a dit…

Bonjour!
La photo est splendide, et sans les fils électriques ce ne serait pas pareil.
J'adore tous ces fils à Tokyo. Pour moi ils sont le reflet d'une ville qui vit, où tout n'est pas bien propre et bien enterré. J'aime aussi l'espèce de charte graphique anarchique que cela donne à la ville. Je ne suis à Tokyo que depuis trois semaines, mais je sens cette espèce d'agitation énergétique en courant continu.
Pour moi ces fils, visibles, sont le reflet d'une ville électrique.
A Paris, on les enterre, parceque ça dérange, ça ne fitte pas avec l'architecture haussmanienne du 19 ème siècle. Cela donne à la capitale un aspect muséographique, faussement figé.
Tokyo assume sa dépendance techno-énergétique, alors que d'autres villes tentent vainement de la cacher.

Florence a dit…

C'est bien pour une photo tous ces fils électriques. Mais vivre avec ça en ville ... C'est autre chose !

paul_ailleurs a dit…

Merci de votre analyse. Ce que vous avez dit est exactement ce que je voulais dire. J'ai l'impression que le paysage de la ville ou de la campagne est le reflet de l'esthétique d'un peuple. En ce sens, le paysage parisien (peut-être français aussi; j'ai visité seulement Strasbourg et Montpellier.) semble esthétique à mes yeux. Je pense qu'il y a la volonté d'organiser le paysage en accord avec votre esthétique. Certes, etant "muséographique", ça a tendance à manquer d'agitation énergétique. Mais je ne sais pas exactement si Paris souffre cette tendance. En tout cas, même si nous sommes dépendants de l'électricité, je ne veux pas le voir comme ça. Ou je dois accepter notre esthétique ou manque d'esthétique.
Bon séjour à Tokyo !

Bonjour Florence,
Je suis d'accord avec vous.

PS: On n'utilise pas l'expression "lignes électriques" ?

Anonyme a dit…

Bonjour,
J'ai juste oublié de signer mon message plus haut qui défendait les fils électriques!
Et j'en profite pour vous remercier pour les infos sur le jazz à Tokyo.
Pierre.

paul_ailleurs a dit…

Bonjour Pierre,
Depuis que j'ai commencé à prendre des photos consciemment il y a un an, je peux trouver qu'il y a la beauté dans presque toute les existences. Autrement dit, l'être même semble être un miracle. Au fait, en face de ma salle de séjour je peux voir des fils électriques. Je détestait le paysage, mais ça ne me dérange pas maintenant. Ce n'est pas parce que je m'y habitue mais parce que je peux voir la beauté au sens au-dessus dans ce paysage.

À propos des musisciens de jazz, je pense qu'il y en a beaucoup d'autres. Vous vous amuserez à trouver les nouveaux. Bonne journée !

Florence a dit…

Vous pouvez aussi utiliser l'expression "lignes électriques".

paul_ailleurs a dit…

Bonjour Florence,
Merci de votre conseil.

Liguea a dit…

Bonjour Paul_ailleurs!
Et bien...je n'aime pas du tout la présence des "lignes électriques" dans les rues des villes.C'est sans doute mentir à soi-même que de vouloir nier leur réalité! Mais, visuellement, je trouve que leur matérialité est vraiment désagréable!
Je me souviens d'un professeur que j'ai eu en Licence: il était partisan de laisser visible tout ce qui participait du fonctionnement des immeubles et des villes. Il était- aussi- obsédé par le caractère souterrain de ce qui autorisait le monde moderne et qu'on ne voit pas. Je pense, à présent, qu'il voulait reconnaître que notre quotidien- dans les grandes villes- est autorisé depuis des personnes qu'on ne voit jamais: ceux qui s'occupent des évacuations des eaux, du métro, de l'électricité...Il voulait des immeubles transparents afin qu'on comprenne notre dépendance à la technique. (...) jusqu'à laisser les échaffaudages ayant servis à la construction des immeubles!( un peu comme au centre Pompidou à Paris!).De mon côté, je trouve cela pas trés pertinent: la ville doit rester humaine. L'homme n'est pas "transparent" et nos villes doivent cacher la structure qui les fait fonctionner! Aprés tout "l'habillage" est un art! Le laisser nous "enrober" de sa poétique ne peut être qu'agréable pour l'écoulement de notre quotidien!

paul_ailleurs a dit…

Bonjour Liguea,
Merci de me donner votre pensée sur l'esthétique de la ville et une histoire très intéressante. Personnellement, je préfère le paysage français. Je pense que c'est un reflet de vos regards sur la nature et sur la ville.