vendredi, septembre 15, 2006

DE RETOUR À TÔKYÔ


Au matin de mon départ pour Tôkyô, je me suis promené autour de mon hôtel et entré dans un petit magasin qui vendait toutes petites choses. C'est là où j'ai trouvé un petit roman de Gustave Flaubert (Rouen, 12 décembre 1821 - Canteleu, au hameau de Croisset, 8 mai 1880). C'était "Un cœur simple" (1.5 euro avec tableaux). Je me suis rendu compte que quelques choses m'attendait à n'importe quel endroit. Ouvrez les yeux et l'esprit ! On peut lire ce roman sur internet, mais je n'arrivais pas à avoir envie de le lire dans ce site. La vraie rencontre avec ce roman devait se dérouler là-bas.

Depuis que je suis revenu à Tôkyô il y a quelque jours, il pleut presque tous les jours. Le chant des cigales a déjà fini. C'est la saison qui me rend pensif. Cela me pousse à lire. Heureusement, j'ai rapporté de Paris beaucoup de livres qui m'intéressaient.

Voyager, c'était pour moi d'aller aux endroits différents et de voir des choses nouvelles ou intéressantes. Mais, c'est maintenant d'aller aux endroits différents et de voir le reflet intérieur des choses extérieurs par référence au passé accumulé dans ma tête. Voyager n'est donc pas le but mais seulement le moyen. Un moyen de rencontrer moi-même inaperçu et inattendu; ce n'est pas autre chose qu'un nouveau moi-même.

        "Le chant des cigales
          déjà lointain
           j'écoute la voix du passé"
               paul-ailleurs

6 commentaires:

freakfeatherfall a dit…

jsuis en france !
on s'est raté de peu, hein...
jaime bien le haïku mais "lointaine" se rapporte à quoi ? au chant (donc masculin singulier) ? ou aux cigales (donc féminin pluriel) ? ou à toi ?
ou alors ça se rapporte à la voix du passé, là c'est bon :)

mais c pas grave, ça s'appelle la licence poétique !
;)

paul_ailleurs a dit…

Bonjour Freakfeatherfall,
Merci d'une bonne nouvelle. Finalement, arriver à ta patrie. Mon haïku. Cela veut dire que le chant est lointain à moi. Donc, c'est une erreur négligente. Ça m'arrive souvent. Je l'ai corrigé. Merci pour correction. Et un jour reviens au Japon.

olivia a dit…

J'aime le chant des cigales, qui me rappelle la région où je suis née. Quand je suis venue au Japon et que je suis arrivée en pleine nuit dans le parc Yoyogi, leur chant était très fort, comme je ne l'avais jamais entendu, et j'ai adoré cette impression à la fois inconnue et familière.

Merci pour votre haïku !

paul_ailleurs a dit…

Bonjour Olivia,
Après avoir posté ce billet, je me suis promené près de Sanctuaire de Yasukuni (http://fr.wikipedia.org/wiki/Sanctuaire_de_Yasukuni). Le chant des cigales était encore très très fort. C'était presque une sorte de bruit. J'imagine que le chant que vous avez écouté dans le parc Yoyogi était comme ça.

paulebriand@wanadoo.fr a dit…

Bonjour. De retour à la maison. Votre séjour à Paris semble avoir été agréable.
J'ai lu, en début de mois, un nouveau livre de Maxence Fermine -vous avez peut-être vu ma note- que je vous conseille. Mais votre moisson parisienne de livres est déjà importante!!! A bientôt.

paul_ailleurs a dit…

Bonjour Paule,
Bon retour ! J'ai justement arrangé mon bureau et je suis étonné de trouver plusieurs livres de Maxence Fermine, y compris "Le labyrinthe du temps". Peut-être que je les ai achetés quand j'avais fini son roman "Neige". Quelle memoire ! Malheusement, je n'ai pas le temps de les lire maintenant. Plus tard, probablement.